Levés pour prendre la première lancha de 6 h 30 allant à Puerto Barrios. Déjà pleine, la suivante partira 5 minutes plus tard. Nous arrivons à 7 heures à Puerto Barrios.
Nous rejoignons le terminal de bus à pied. A peine arrivés au bus, le chauffeur démarre sur les chapeaux de roue ... et la séance de gymkhana

commence. C'est parti pour une course folle ponctuée de coups de Klaxons, de dépassements dans des virages sans visibilité, de doublements de files de voitures, de dépassements avec un camion arrivant en face, de queues de poissons ... il accumule les mauvais points pour son permis !!! Le passager assis derrière le chauffeur distribue des tracts : "mas cerca de tu, mi dios" (plus près de toi, mon Dieu) ... Est-ce un présage ? Un défi lancé aux Dieux de la route ?
Un autre passager lit la une du journal : "muertes en la carretera" (morts sur la route). Nous décidons de quitter ce bus fou au bout de vingt minutes. La décision ne s'accompagne pas de résultats immédiats : le chauffeur n'a pas le temps de nous laisser descendre ! Les passagers sont enivrés par la vitesse, heureux de vivre des sensations fortes dignes du film à suspens "Speed" où un bus en folie ne doit pas descendre en dessous de 50 mph (75 km/h). Les arrêts pour laisser monter ou descendre les passagers sont réduits au strict minimum ... on se croirait dans une course de bus. Nous arrivons quand même à descendre, sous l'exaspération du chauffeur, qui nous laisse à peine le temps de prendre les sacs à dos. Grand soulagement, nous avons enfin les pieds sur terre.

Inquiets de ne pas renouveler cette expérience, nous demandons à un couple qui attend à l'arrêt de bus, si cette façon de conduire est habituelle. La rapidité semble être une constante ... et les accidents mortels aussi.
Les nounours placés à côté du chauffeur du bus suivant nous donnent confiance. Ces petites peluches s'avèrent être de bons indicateurs, car la conduite de notre nouveau chauffeur se révèle exemplaire.

La"Une" d'un périodique : souvent, nous verrons ces titres dramatiques annonçant des morts dans des accidents de la route !

Arrivés à Chiquimula, nous faisons un tour sur le marché et dans les magasins environnants. Nous sommes surpris par les prix pratiqués dans ces derniers, qui nous rappellent ceux de Paris. Nous ne sommes pourtant pas dans une ville touristique. La présence de nombreuses banques et de belles voitures est détonnant dans le Guatemala pauvre que nous connaissons.
En fin d'après-midi, nous profitons de la piscine de l'hôtel pour oublier la canicule.

"Speed", un film dans lequel un bus fou ne peut pas descendre en dessous de 50 miles/heure ... sinon, il explose !
"Once the bus goes 50 miles an hour, the bomb is armed. If it drops below 50, it blows up. What do you do ?".
Nous, on descend !

Bateau pour Puerto Barrios

20 Q 25 mn de traversée
Bus pour Chiquimula 18 Q  
Hôtel Hernandez 48 Q  
Dîner comedor (riz et poulet) 12 Q  

Bus pour Chiquimula : si vous ne souhaitez pas faire la une des faits divers dans les journaux, évitez de prendre un bus direct. Vous pourrez ainsi changer de bus si le conducteur est soudain pris de folie.

L'hôtel "Hernandez possède une piscine de 11 mètres, de quoi se détendre, lorsque le trajet s'est révélé un peu stressant.