Levés tôt pour prendre le bus de 6 h 00 (Santa Elena à Puntarenas) : 3 heures de route, dont une bonne partie de piste. Ville-escale où il n’y a rien à voir. Visite rapide du mercado central où règnent les mauvaises odeurs et une hygiène douteuse (surtout aux alentours du port). Deux heures d’attente dans un soda imprégné de l’ambiance locale.
La traversée se révèle être très agréable, au milieu des gens du pays, avec vue sur les rives de la baie de Nicoya.

Bateau à vendre dans la baie de Nicoya. Les squatters seront peut-être difficiles à déloger ...

Arrivée à Paquera, un bus nous amène aussitôt à Montezuma. Le contrôleur du bus nous demande un prix pour le billet que nous trouvons excessif (700 colonnes pour 40 kms : c’est le double du tarif habituel !). Méfiants, nous vérifions le prix auprès de nos voisins locaux. La région n’est-elle pas déjà atteinte par le virus du tourisme ?
Nous arrivons à Montezuma sous la chaleur moite. Nous nous rendons à l’hôtel « el aurora » où une chambre nous avait été réservée le jour précédent par le québécois. A notre grande déception, la gérante n’avait pas tenu compte de cette réservation. Elle nous propose de nous montrer les autres chambres disponibles : elles s’avèrent finalement un peu sombres et humides. Pas de regret, même si la terrasse dotée de hamacs était tentante.
Courbés par nos sacs à dos, nous commençons notre quête pour un autre hôtel. Nous sommes apostrophés par une dame en haut de son balcon, qui nous propose une chambre à 1000 colonnes par personne. Cependant, elle refuse de nous loger pour une seule nuit : ce serait trop de travail pour le prix. Il est vrai que la chaleur incite plutôt au farniente !

Prêts à affronter des montagnes pour un havre de paix, nous grimpons jusqu'à un hôtel situé tout en haut du village, décrit sur le guide comme étant situé à 2 kms. C’est en sueur, que nous y arrivons. L’aubergiste nous propose une cabina avec une vue superbe sur un grand jardin fleuri surplombant la mer. La chambre, toute neuve et très grande, donne sur une terrasse avec hamacs. Seule la moustiquaire est un peu défaillante, une épingle à nourrice suffit pour réparer les quelques mailles

manquantes (recette à la Mc Guiver !). Bonne douche bien méritée, thé vert sur la terrasse, nous apprécions le temps qui passe.
Nous descendons au village, et, là, commencent les déceptions. L’office du tourisme nous annonce que le parc « cabo blanco » est fermé deux jours par semaine, et ce sont les deux prochains ! M ... Et, en plus, le village n’est finalement peuplé que de gringos, principalement italiens. Ambiance baba cool avec des quinquagénaires au ruban à fleur dans les cheveux, nous sommes transportés très loin d’un village typique costa-ricain ! Et pour corser le tout : les prix sont "européanisés" (pizzas à 2500 colonnes). Nous trouvons malgré tout un soda aux couleurs locales (bon et prix corrects).

Bateau entre Puntarenas et Paqueres

320 colones
Bus pour Montezuma
700 colones
Cabinas Linda Vista
5 000 colones

Pour dormir, ne pas hésiter à s'éloigner du centre du village et remonter la route pour trouver un peu de répit à la cabina Linda Vista. Cet hôtel offre une superbe vue sur la mer et l'avantage de deux terrasses.